Souffrir et travailler
A l'évidence, ce n'est pas ma semaine et sans doute pas mon mois non plus.
A cette foutue agression s'ajoute une surdose de travail. Je viens de me rendre compte que je ne peux pas travailler 100 heures par semaine. Impossible, mon cerveau lache, ma concentration vadrouille, mes mains ... heu, non, rien (oups).
Avec un effroi sombre, je me suis aperçu que j'avais peur dans le garage collectif où je range la voiture. Je ne me sens pas très bien quand je traverse la ville de nuit. Je scrute les recoins, avise les ombres. Ce n'est pas une angoisse particulière, c'est diffus, gênant, envahissant, lourd et moite.
Où est l'été passé ?
Où est le 19 août ? La légèreté, les rires, la folie douce de cette journée d'été ? La caravane qui grince et la musique ? Les verres qui s'entrechoquent de joie, les filles et les garçons déguisés ? La porte de la caravane qui s'ouvre dans un hurlement de rire (et une bite dans la bouche) (d'ailleurs, je déconseille de rire en suçant ou le contraire) et les derniers verre après son départ ? La torpeur de la pluie d'été et les amis si proches ?
Je vous souhaite un excellent week end.
Plein de bisous !
Comments
Le travail n'est une thérapie qu'à dose oméopathique. Pense à te reposer. Faut avant-tout bien dormir pour ne pas se laisser submerger par les idées noires.
Bon WE à toi aussi!
j'ai crié ou j'ai rigolé quand la porte de la caravane s'est ouverte juste devant moi?
Eldrakan = Ils sont dans ton coeur et ta mémoire, et c'est leur place.
Le ciment pour fortifier le rempart qui s'effrite parfois la nuit, dans les rues, dans les garages sombres, pendant les journées à 20h de taff.
Virgile = ni l'un ni l'autre, juste blasé.
Johann = humour ?..